CIE SUR LES AILES DU YETI
"JE SUIS PARTI UN MATIN D’HIVER en chasse de l’enfance... J’avais décidé de la capturer entière et vivante. Je voulais la mettre à la lumière, la regarder, pouvoir en faire le tour. Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. Mais c’était le vol d’un papillon obscur à l’intérieur : le frôlement d’ailes invisibles dont je ne retrouvais qu’un peu de poudre sur mes bras et mon cou, le matin. Je ne voulais pas parler de mon enfance, je voulais l’enfance absolue, la source commune, l’eau violette des origines..."
Thimothée de Fombelle
